Publié le 25 juin 2026 par Équipe Esprit Français
Les guerres mondiales et la France : repères pour la naturalisation
Dates clés des deux guerres mondiales, appel du 18 juin, 11 novembre et 8 mai : les repères d'histoire à connaître pour l'entretien de naturalisation.
L’agent de préfecture aime poser une question d’histoire pour voir si vous avez vraiment travaillé. Les deux guerres mondiales reviennent souvent, et la confusion la plus fréquente porte sur les dates. La Première Guerre mondiale s’est déroulée de 1914 à 1918, la Seconde de 1939 à 1945. Le 11 novembre commémore la fin de la première, le 8 mai la fin de la seconde en Europe. Ces repères paraissent simples. Le jour de l’entretien, sous le stress, beaucoup les mélangent. Voici ce qu’il faut retenir pour répondre sans hésiter.

Quelles questions sur les guerres mondiales à l’entretien ?
Personne ne vous demandera de réciter une chronologie de bataille. L’agent vérifie que vous situez la France dans le siècle, que vous connaissez les grandes dates et que vous comprenez pourquoi le pays commémore certains jours. Les formulations les plus courantes sont directes : “Quand a eu lieu la Première Guerre mondiale ?”, “Que représente le 11 novembre ?”, “Qui était le général de Gaulle pendant la guerre ?”, “Pourquoi le 8 mai est-il férié ?”.
La bonne stratégie n’est pas d’apprendre vingt dates par cœur. Quatre suffisent : 1914, 1918, 1939, 1945. Ajoutez-y le 18 juin 1940, et vous couvrez l’essentiel de ce qui tombe. Le reste, c’est du contexte que vous pouvez expliquer avec vos mots.
La Première Guerre mondiale (1914-1918) : l’essentiel
Le conflit éclate à l’été 1914 et s’achève le 11 novembre 1918. La France en sort victorieuse, aux côtés du Royaume-Uni, des États-Unis et de ses autres alliés, mais le prix humain est terrible : près de 1,4 million de soldats français sont morts, sans compter les blessés et les régions du nord-est dévastées.
La fin des combats est scellée par la signature de l’armistice, dans un wagon installé en forêt de Compiègne, à Rethondes, le matin du 11 novembre 1918. Le cessez-le-feu prend effet à onze heures. C’est ce moment précis que le pays commémore chaque année.
À retenir pour l’entretien :
- La guerre dure de 1914 à 1918, soit quatre ans.
- L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats.
- La France fait partie des vainqueurs.
Si l’agent pousse un peu, vous pouvez mentionner que le traité qui organise la paix, le traité de Versailles, est signé l’année suivante, en 1919. Mais ce n’est pas exigé. Mieux vaut une réponse courte et juste qu’une longue tirade approximative.
Deux symboles peuvent vous aider à parler de cette guerre avec naturel, sans réciter. La bataille de Verdun, en 1916, reste le symbole de la résistance des soldats français, ces fantassins qu’on appelait les “poilus”. Et le Soldat inconnu, inhumé sous l’Arc de Triomphe à Paris, honore tous ceux qui sont morts sans avoir pu être identifiés. La flamme qui brûle sur sa tombe est ravivée chaque soir depuis 1923. Si vous évoquez l’un de ces deux repères, vous montrez que vous comprenez le sens de la commémoration, pas seulement la date.
La Seconde Guerre mondiale et l’appel du 18 juin 1940
La Seconde Guerre mondiale commence le 1er septembre 1939, quand l’Allemagne nazie envahit la Pologne. La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne deux jours plus tard. Au printemps 1940, l’armée française est battue en quelques semaines. Le 22 juin 1940, un armistice est signé avec l’Allemagne, au même endroit qu’en 1918, le wagon de Rethondes, choisi cette fois par les Allemands comme symbole de revanche.
C’est le moment clé pour comprendre la suite. Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle lance un appel à la radio britannique, la BBC, pour refuser la défaite et continuer le combat. Cet appel marque la naissance de la France libre et de la Résistance. Comme le rappelle le ministère des Armées, ce discours est considéré comme un texte fondateur de l’histoire contemporaine française.
Pendant que de Gaulle organise la résistance depuis l’étranger, une partie de la France est occupée et le reste passe sous le régime de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, qui choisit la collaboration. Ce point revient parfois : l’agent veut s’assurer que vous distinguez la France qui résiste de celle qui collabore.
À l’intérieur du pays, la Résistance s’organise dans la clandestinité. Une figure peut être citée si l’occasion se présente : Jean Moulin, envoyé par de Gaulle pour unifier les mouvements de résistance, parvient à les rassembler au sein du Conseil national de la Résistance en 1943. Arrêté puis torturé, il meurt la même année sans avoir parlé. Il incarne aujourd’hui le courage et l’unité de la Résistance française, et repose au Panthéon. Là encore, inutile d’en faire trop : un seul nom bien placé vaut mieux qu’une liste apprise la veille.
La libération arrive en deux temps. Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Paris est libéré en août 1944. La guerre en Europe se termine le 8 mai 1945 avec la capitulation de l’Allemagne. Le conflit mondial, lui, ne s’achève réellement qu’en septembre 1945, avec la reddition du Japon.
Une réponse solide tient en quelques phrases : “La Seconde Guerre mondiale a duré de 1939 à 1945. La France a été vaincue en 1940, mais le général de Gaulle a appelé à résister le 18 juin 1940. La guerre s’est terminée en Europe le 8 mai 1945.” Voilà. C’est tout ce qu’on attend.
11 novembre, 8 mai, 18 juin : ne pas les confondre
C’est la confusion numéro un en préfecture. Trois dates, trois sens différents, et il faut savoir laquelle correspond à quoi.
- Le 11 novembre commémore l’armistice de 1918, la fin de la Première Guerre mondiale. C’est un jour férié.
- Le 8 mai commémore la victoire de 1945, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. C’est aussi un jour férié.
- Le 18 juin rappelle l’appel du général de Gaulle en 1940. C’est une journée nationale de commémoration, mais pas un jour férié.
Retenez la logique plutôt que la liste : novembre renvoie à la première guerre, mai à la seconde. Le moyen mnémotechnique le plus simple est l’ordre alphabétique inversé. Mai (1945) vient après novembre (1918) dans l’histoire, comme la Seconde guerre vient après la Première. Si vous bloquez sur les deux jours fériés, notre article sur les jours fériés en France détaille les onze dates que l’agent peut citer.
Ce qu’il faut vraiment retenir
Ne transformez pas la révision en cours d’histoire universitaire. L’entretien d’assimilation mesure votre adhésion aux valeurs et votre connaissance des grands repères, pas votre capacité à réciter des batailles. Apprenez quatre dates, comprenez deux idées, et entraînez-vous à répondre en une ou deux phrases.
Les quatre dates : 1914-1918 pour la première guerre, 1939-1945 pour la seconde. Les deux idées : la France est sortie victorieuse de la première, et le général de Gaulle a incarné le refus de la défaite et la Résistance dans la seconde. Si vous tenez ces points, vous répondrez juste, même reformulés autrement.
Un dernier conseil de méthode. Quand l’agent vous interroge sur une guerre, ne récitez pas tout ce que vous savez. Donnez les dates, l’issue, et arrêtez-vous. S’il veut en savoir plus, il vous relancera. Une réponse maîtrisée et brève rassure davantage qu’un long développement où une erreur peut se glisser. Pour replacer ces événements dans la longue histoire du pays, le thème Histoire reprend les grands jalons, de la Révolution à la République d’aujourd’hui.
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